Face à la multiplication des attaques, une réponse simple et étonnante émerge au cœur de la gravière. La Fédération de Pêche de Côte-d’Or a placé deux grandes structures sous l’eau pour offrir un abri sûr aux poissons. Vous allez découvrir pourquoi cette idée suscite de l’espoir et comment elle fonctionne sur le terrain.
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Qu’est-ce qui a été installé et où ?
Deux refuges ont été immergés dans la gravière de Bressey-sur-Tille. Ce sont des cages métalliques d’environ 3,5 mètres de côté et 2 mètres de hauteur. Elles offrent plus de 25 m³ d’espace protégé pour la faune aquatique.
Les cages sont placées dans la zone profonde, au centre du plan d’eau. À la surface, de petits flotteurs jaunes signalent leur présence. Ainsi, les pêcheurs savent où se trouvent les refuges et peuvent continuer leur activité en sécurité.
Pourquoi ces refuges ?
Les populations de cormorans augmentent et la prédation sur les jeunes poissons devient préoccupante. L’idée est simple : offrir des caches sous l’eau où les alevins et les petits poissons peuvent se mettre à l’abri. Si les poissons apprennent à utiliser ces lieux, la pression de prédation peut diminuer.
Cette approche ne sort pas de nulle part. Des expériences similaires ont déjà eu lieu dans d’autres départements. Les premiers retours sont encourageants.
Ce que montrent les premières observations
Sur d’autres sites, des suivis subaquatiques montrent que de nombreuses espèces utilisent rapidement ces structures. Les alevins de perches et les gardons se réfugient souvent dans les cages dès que la pression de prédation augmente. Parfois, ces zones deviennent même des lieux de chasse ou de reproduction pour certains poissons.
Des départements comme l’Hérault, l’Indre-et-Loire ou le Lot-et-Garonne ont déjà testé le concept. En 2023, une cage refuge a été installée sur l’étang du centre Aquapêche, à l’initiative de l’AAPPMA Les Berges de l’Orb. Là aussi, les résultats ont semblé positifs.
Comment la fédération va mesurer l’efficacité
Un suivi spécifique va être mis en place à Bressey-sur-Tille. L’objectif est d’observer comment les poissons utilisent ces abris. On mesurera aussi si le nombre d’attaques diminuent réellement autour des cages.
Ces observations permettront de décider si le dispositif mérite d’être étendu à d’autres plans d’eau du département. La méthode reste pragmatique. On teste. On mesure. Ensuite on adapte.
Quels bénéfices pour les pêcheurs et l’écosystème ?
Pour les pêcheurs, la solution a l’avantage d’être discrète. Les cages sont au fond, hors des zones de pêche habituelles. Les flotteurs jaunes évitent les accidents. Vous pouvez donc continuer à pêcher sans gêne.
Pour l’écosystème, ces refuges peuvent réduire la mortalité des jeunes poissons. Moins de pertes à la naissance signifie une population plus stable. C’est aussi une façon non létale de répondre à un problème posé par une espèce sauvage.
Limites et questions ouvertes
Reste à savoir si l’effet se maintient sur le long terme. Les cormorans peuvent modifier leur comportement. Les poissons aussi. Il faut donc surveiller l’évolution des populations et l’usage des refuges.
Enfin, l’efficacité peut varier selon la taille du plan d’eau et la densité d’oiseaux. Ce qui marche dans une petite étendue peut être moins adapté ailleurs. C’est pourquoi la fédération mise sur un suivi rigoureux avant toute généralisation.
Et après ?
Si les résultats sont positifs, d’autres sites en Côte-d’Or pourraient recevoir des cages similaires. L’initiative montre qu’il est possible d’inventer des réponses locales face à un défi national. Vous pouvez suivre les prochaines étapes via les communications de la Fédération de Pêche de Côte-d’Or.
En attendant, ces deux grandes cages sous l’eau représentent une piste concrète et visible. Elles apportent une lueur d’espoir pour les jeunes poissons et pour ceux qui tiennent à préserver l’équilibre des plans d’eau.


